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Robots en entrepôt : Les AIV en embuscade

Les robots mobiles intelligents ne relèvent plus du fantasme ou du gadget pour illuminés. Ces outils font maintenant toute la preuve de leur efficacité sur le terrain, en entrepôt et dans diverses fonctions. lorsqu’ils ne participent pas complètement du processus de préparation, ils le servent indirectement, en amont comme en aval.

Au cœur de la préparation

Des différents usages que les entreprises font de ces solutions robotiques dans un contexte logistique, le plus emblématique est aussi celui qui touche au process de préparation, à savoir le transport automatisé d’étagères d’un stock vers une zone/station de préparation. Ce type d’application « goods to men » a notamment fait la réputation de Kiva/Amazon aux États-Unis, et plus près de nous de Scallog, laquelle entreprise a dépassé le stade de l’habile communication pour conquérir une belle clientèle de moyens et grands comptes. « Nous voyons de plus en plus de sociétés réceptive à notre approche et à la robotisation » témoigne Olivier Rochet, PDG et Co-fondateur de Scallog. « Et très souvent, ce sont elles qui nous contactent, soit parce que leur branches innovation s’intéressent à la logistique, soit directement dans le cadre de projets de transformation de départements logistiques » .

Si le robot mobile type Scallog « ne s’est pas encore tout à fait démocratisé « . la poignée de prestataires ayant franchi le pas pour traiter certains de leurs flux est un signal intéressant: ils investissent en dépit de la difficile équation contrats courts/ROI long. Ce n’est pas un hasard : Rhenus, Viapost, ADS, Idéa Groupe ou BSL déploient des robots mobiles car ils opèrent largement dans des secteurs d’activités qui s’y prêtent, e-commerce ( par exemple BSL avec Gemo) et industrie ( Idéa/Airbus) en tête. Autre point positif, les premiers déploiements sont souvent suivis de projets de d’extension. « Toute la préparation de ces prestataires ne s’effectue pas forcement autour du système Scallog, qui convient en particulier dans le cas de flux de produits à faible rotation », commente Olivier Rochet. Tout en ayant atteint un bon degré de standardisation, le système peut être reparamétré pour gérer un nouveau client ou une nouvelle activité, un argument qui pèse évidement dans l’esprit d’un prestataire: il ne s’agit plus de démonter un transstocker ou une ligne de convoyage. « Avec les mêmes équipements, poursuit le dirigeant, le système peut s’adapter à différentes méthodes de travail. Par exemple, nous allons travailler dans la cosmétique à partir d’emplacement de produits fixes, tandis que dans la chaussure qui est un environnement multi-références, nous allons avoir des boites rangées un peu partout. Dans la majorité des cas, on peut y trouver une rentabilité : le secret réside dans le bon dimensionnement d’un projet ». Même si, bien- sûr, les charges lourdes ou les gros flux monoproduit ne sont pas vraiment dans la cible: c’est évidement pour gérer une complexité que les AIV gagnent à être employés…

Un marché à fort potentiel

Outre le rôle qu’on leur assigne dans ces processus automatisés, les robots mobiles peuvent aussi accompagner la préparation dans le cadre de process manuels. Lorsqu’ils ne transportent pas d’étagères, les robots mobiles ont essentiellement deux fonctions: d’un côté le transfert de charges habituellement dévolu aux AGV, et de l’autre le tri ou le séquençage. …

… On l’aura compris Un robot mobile peut accomplir bien des tâches et le tour des utilisations possibles n’est peut-être pas fait. L’avenir s’annonce donc radieux pour les concepteurs de tels engins car là  où l’AGV demeure un marché de niche, l’AIV pourrait à moyen terme devenir aussi  indispensable à certaines entreprises que la voiture de service, dépassant de loin le strict cadre des logistiques commerciale et industrielle, quoique ce segment soit considéré avec beaucoup d’intérêt par les fournisseurs… Le robot mobile sera soutenu par une puissante tendance de fond : l’essor de la robotique en général, notamment médicale et industrielle, qui considère la logistique comme un axe de développement….

Un robots en entrepôt  :  Airbus repart pour un magasin Scallog

Après une première expérience manifestement satisfaisante, Idéa a annoncé l’intégration de la solution Scallog chez Airbus à Nantes, première installation du système par le prestataire directement chez un client… Airbus est engagé depuis longtemps dans une démarche de logistique industrielle « good to man ». Implanté sur le site de fabrication, le magasin automatisé modulaire est dédié à l’activité des petites pièces pour l’ensemble de la production de l’usine Airbus , soit 5 000 références ». Idéa gère la totalité de ces flux, de l’acheminement vers le magasin robotisé jusqu’à la livraison des pièces sur les lignes de production. Ce magasin  est associé à un dispositif de « pick to light » facilitant le prélèvement des pièces sur étagère. L’objectif des parties impliquées est « d’intégrer davantage de références sur une surface contrainte par la montée en cadence de la production de l’A350, et d’obtenir un gain de productivité de 30% en atteignant une cadence de 110 picks à l’heure ».