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Les retailers veulent faire travailler les robots dans leurs entrepôts du futur.

« La robotique en logistique existe depuis plusieurs années. Prenez l’exemple d’Amazon ce n’est pas nouveau ! Mais ça s’accélère », atteste Yannick Franc, directeur stratégie retail et e-commerce au sein du cabinet de conseil Equancy…Avec son armée de robots Kiva, Amazon a montré à quoi pourrait ressembler une logistique 4.0. Désormais, le géant du e-commerce n’est plus le seul à parier sur ces automates intelligents. Au Royaume-Uni, l’épicier en ligne Ocado a même déployé un essaim de robots. Quel secret pour s’offrir un tel service? D’énormes investissements en R&D… mais aussi des ingénieurs aux manettes de l’entrepôt... En France, distributeurs traditionnels et pure players planchent activement sur le sujet.

C’est le cas notamment de Cdiscount et La Redoute mais aussi de Décathlon  qui expérimente les robots de la start-up Scallog .

Automatisation et robotisation

… les retailers français, eux aussi, se lancent dans cette transformation. « Il y a une différence entre mécanisation et robotisation. La robotisation implique une notion d’intelligence. L’automatisation en France existe déjà, elle, depuis longtemps », précise le consultant. Certains acteurs tricolores entendent passer cette nouvelle étape. Sans citer de noms, Yannick Franc affirme que plusieurs distributeurs dans l’alimentaire et le textile ont engagé d’importants travaux dans cette optique. Décathlon, par exemple, expérimente dans son entrepôt de Lompret la solution développée par la start-up Scallog, qui permet de déplacer les stocks aux opérateurs. Le système est également utilisé par l’enseigne d’habillement Gémo.

 Scallog, le déménageur.

Scallog est un robot conçu pour la logistique de détail. Il est particulièrement adapté aux activités e-commerce et de pièces détachées. Il s’inscrit donc dans une logique « goods to man ». Dans un entrepôt, c’est donc lui qui va chercher les stocks, en déplaçant les armoires de stockage, pour les apporter à l’opérateur. Le robot est assez basique et est équipé de capteurs simples et peu coûteux lui permettant de suivre des bandes posées au sol. La complexité réside davantage dans l’unité centrale qui permet d’orchestrer la flotte de robots en leur affectant des missions et qui s’interface avec le logiciel de gestion d’entrepôt de l’entreprise. Cette solution automatisée permettrait de diminuer par 3 ou 4 le temps de préparation d’une commande, mais aussi de diminuer jusqu’à 95% les trajets effectués par les opérateurs (qui dans une configuration classique peuvent parcourir jusqu’à 15 km par jour en poussant des charges allant jusqu’à 150 kg). Autre avantage : la solution permettrait de diminuer de 20 à 30% la surface occupée au sol. La solution est commercialisée depuis un an et demi et environ 100 robots ont été déployés sur 12 plates-formes logistiques. La start-up entend internationaliser son offre grâce à des intégrateurs et a déjà une présence en Espagne, au Portugal et au Brésil.

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source: http://www.usine-digitale.fr/article/les-retailers-veulent-faire-travailler-les-robots-dans-leurs-entrepots-du-futur.N541104