Les robots s’attaquent à la logistique [PLANETE ROBOT]

Petit à petit le paysage des entrepôts change de visage. Les chariots résident de temps à autre  avec les robots et l’automatisation de la logistique prend une part grandissante au sein des entreprises du secteur. Nombreuses sont les sociétés à utiliser les robots de logistique. Ces innovations apportent un surplus de flexibilité et éliminent un certain degré de pénibilité au travail des employés.

Un robot dans le décor. Parmi les cartons, les étagères et les ordinateurs se dressent des petites machines automatisées qui bougent de part et d’autre de l’entrepôt, sans visiblement rechigner à tâche…

Ainsi, les robots débarquent pour aider au bon fonctionnement des établissements en matière de logistique, de réception et d’envoi des commandes ainsi que la gestion des inventaires. Ce phénomène qui prend de l’ampleur a conduit, certains de ces robots, à se démarquer et à connaître une nouvelle notoriété dans les circuits logistiques des sociétés.

Scallog, le robot des entrepôts

Un robot Français se démarque dans le domaine de la logistique. Son nom  « Scallog » provient de l’entreprise éponyme qui l’a conçu. De forme cubique, Scallog s’utilise dans toute sorte d’entrepôts afin d’assouplir sa logistique. Il se positionne sous les étagères et se déplace à une vitesse de 1,5 m/s tout en étant capable de soulever 600 kg. Son but ? Créer le fameux gain de productivité tant espérer par les entreprises. « Aujourd’hui, nos clients ont besoin de plus en plus de productivité. Avec les commandes sur internet, les demandes de réapprovisionnement… la logistique est souvent impactée. On pense que les systèmes de robotisation sont indispensables à cette transformation des plateformes » explique Olivier Rochet, fondateur et PDG de Scallog….  Scallog permet ainsi de robotiser les plateformes logistiques, ce qui engendre un gain de productivité puisque le robot se déplace à la place des magasiniers à travers l’entrepôt. Cette performance technologique est destinée de fait à réduire la pénibilité des employés de secteur. « En moyenne, ils parcourent 10 à 15 km par jour dans les entrepôts. L’objectif est donc que les stocks viennent directement à eux. Les robots amènent les étagères. » De ce gain de temps découle un gain de productivité…

Le robot fonctionne via un système centralisé. C’est en fait un système de pilotage qui va conduire les automates « Chaque machine sera indépendante et ira chercher les étagères. C’est le système central qui va lui allouer les missions. Cela permet de réguler le flux dans les allées… On crée des bandes au sol qui quadrillent les déplacements des robots. Les robots sont pilotés ainsi et l’environnement  est construit de telle manière pour empêcher les accros » nous indique le PDG de Scallog. La partie informatique joue un rôle primordial…

Au total  Scallog enregistre « une dizaine de plateformes équipées, à la fois dans le e-commerce  et dans l’industrie comme Airbus pour les pièces détachées ». En terme de coût, il faut compter 150 000 euros pour lancer ce type de programme. « On compte un retour sur investissement de l’ordre de Deux ans » annonce Olivier Rochet….

Plus de flexibilité et moins de pénibilité

Au-delà de tous les arguments économiques, les robots de la logistique opèrent pour la réduction de la pénibilité au travail. Le fait que les robots participent grandement aux rangements des commandes réceptionnées entraîne une diminution des risques de blessures… « On va réduire les troubles musculo-squelettiques, on crée un environnement de travail vraiment ergonomique » évoque Olivier Rochet.

L’un des gros atouts des systèmes d’automatisation, c’est aussi la flexibilité. « Aujourd’hui, généralement on trouve des grosses infrastructures métalliques, et une fois que c‘est installé, c’est très difficile de revenir en arrière. Or, avec des systèmes de robotisation, on est capable d’évoluer, puisque l’on n’a pas d’ancrage au sol et d’infrastructures lourdes. Ce sont simplement des robots que l’on peut transporter « …

Une question cruciale alors, comment met-on en place ce genre de système robotique ?…Les entreprises ne sont pas du tout obligées de traiter tous les produits dès le départ . Elles investissent sur certains produits…

 » On est capable d’installer un environnement robotisé pour la logistique de 200m2 en une journée. En moins d’un mois, on est capable de faire tourner un système, alors qu’auparavant il fallait au moins un an entre la prise de commande et la mise en place du système. » Assure Olivier Rochet  » c’est le robot qui doit s’adapter à l’environnement et non à la plateforme logistique de s’adapter au robot « …

L’e-commerce contribue à ce développement

L’e-commerce favorise l’essor des robots de logistique … C’est surtout la contribution du commerce par internet qui permet au robot de logistique de connaître un développement intéressant. »On voit qu’on a besoin de s’automatiser. Aujourd’hui c’est encore un métier très manuel et qui se trouve en pleine révolution. C’est surtout l’e-commerce et les commandes détails qui poussent les entrepôts à se transformer, puisque ce sont des logistiques beaucoup plus complexes qui demandent énormément de réactivité. Un client qui commande sur internet veut avoir son produit le lendemain…Les plateformes ont donc besoin d’évoluer et de se robotiser »…

La logistique automatisée présente de nombreux atouts… C’est la question des investissements demandés pour établir une stratégie logistique innovante qui pose question. Afin de mettre en place un entrepôt où les robots cohabiteraient avec  les hommes pour le bien de la production, il s’agit souvent de revoir en profondeur le fonctionnement existant de l’organisme…La fameuse « flexicurité » à la danoise de l’économie passe donc vraisemblablement aussi par la robotisation des entreprises.

 

 

 

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