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Une partie des commandes effectuées sur le site Internet de l’enseigne de vêtements sont préparées avec l’aide d’automates se déplaçant dans un entrepôt. Une étape vers l’objectif de livraison en 24 heures.

Ces gros pavés de technologie, plus larges que hauts, n’ont pas l’air très véloces. Et pourtant. Au ras du sol, ils se déplacent le long de bandes blanches collées par terre. Au sein d’un espace grillagé et interdit aux humains, ils filent entre les rayons de cet entrepôt en périphérie de Rennes. Sur leur dos, ils peuvent déplacer une étagère pleine de plusieurs centaines de kilos de produits vendus en e-commerce. Parti à vide, chacun s’arrête sous un meuble, le soulève et l’apporte jusqu’à un poste de préparation des commandes. A travers une ouverture de la grille, une opératrice retrouve les produits sur les étagères, s’en saisit, les met de côté pour un colis… Finalement, elle valide l’étape sur un logiciel qui renvoie les robots en sens inverse, pour reposer les étagères à leur place. « Un opérateur peut parcourir jusqu’à dix kilomètres par jour, ce qui constitue 95 % de son temps, le robot permet de supprimer cette marche non productive », souligne Rolf Beyer, le fondateur de l’entreprise logistique BSL. Depuis fin 2015, son entreprise prépare les commandes en ligne de la marque d’habillement Gémo. Six robots se chargent de chercher les produits au fond de l’entrepôt – il s’agit des références les moins commandées – pour les rapprocher des salariés. Puisqu’ils n’ont plus besoin de pousser un chariot entre les étagères, les opérateurs de BSL peuvent préparer simultanément 200 commandes, au lieu de vingt auparavant. Cette « modernité » a plu à Gémo. « Pour l’instant, nous nous donnons 72 heures pour livrer nos clients Web, mais l’objectif 2020 est de distribuer toute notre offre en 24 heures », explique François Le Joncour, le directeur supply chain de l’enseigne de mode économique. En moyenne, 600 à 1.000 commandes pour Gémo sont reçues chaque jour par BSL. Le chiffre est multiplié au moins par cinq les jours de soldes. L’e-commerce ne représente encore que 2 % du chiffre d’affaires de la marque de vêtements, à travers la livraison à domicile et le « click & collect » (commande en ligne et livraison en magasin). « L’activité Web est en croissance à deux chiffres tous les ans, notre logistique doit suivre ce rythme », pose François Le Joncour. … En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/digital/ecommerce/0211063469891-gemo-des-robots-pour-livrer-plus-vite-212023.php?YyFGzmIlL0sCK56T.99